Quatre nouvelles parutions...
En août 2008, l'Encyclopédie du Socialisme s'enrichit de quatre nouveaux titres :
Le pouvoir régional en France est né de la volonté des socialistes qui, dès la IVe République, ont lancé les premières initiatives. Profitant des atermoiements des gaullistes et de la droite libérale des premières décennies de la Ve République, ils ont très tôt eu l’intuition de faire de la « régionalisation » un projet porteur. En gestation dans la confusion des débats intellectuels et face à la difficulté d’unir la famille socialiste dans les années 1960, le projet se structure dans les années 1970 autour de quatre idées : régionalisation et planification, régionalisation et autogestion, régionalisation et Europe, régionalisation dans la décentralisation.
Au fil des années, le projet socialiste de régionalisation, inclus dans un
programme de décentralisation, se
transforme en grand projet de modernisation de la société française.
Il est dès 1981 la grande affaire du premier septennat de François Mitterrand.
Confié à Gaston Defferre, il déçoit cependant les tenants d’une forte
régionalisation. Pour autant, l’institution mûrit peu à peu, et les socialistes
ont fait émerger un mode spécifique de la gestion régionale, même s’ils restent
limités par des législations contraignantes et l’absence de moyens financiers.
Aujourd’hui, ils poussent à une refonte de l’institution.
Fiche de commande du livre : Téléchargement n20_jalabert.pdf
Le christianisme a plus de 2000 ans, le socialisme moins de deux siècles.
Ils ont longtemps paru incompatibles. Aujourd’hui, pourtant, des chrétiens sont
socialistes et défendent avec vigueur la laïcité de l’État. Le socialisme s’est
ouvert à des valeurs communes à « ceux qui croient au ciel et ceux qui n’y
croient pas ».
On peut être désormais à la fois « bon chrétien » et « vrai socialiste », en
contradiction avec les interdits pontificaux des temps anciens, lorsque la
droite comptait sur l’Église pour défendre
ses intérêts. Aujourd’hui la croix peut s’unir à la rose ! Comment un tel
scandale a-t-il pu se produire ?
Ancien dirigeant de la Jeunesse étudiante chrétienne, Robert Chapuis a
exercé des responsabilités nationales à
l’UNEF, au PSU, au Parti socialiste.
Professeur de lettres, il a été député de l’Ardèche (1981-1988), maire du Teil
(1983-2001), secrétaire d’Etat chargé de l’enseignement technique dans le
gouvernement de Michel Rocard (1988-1991).
Fiche de commande du livre : Téléchargement n22_chapuis.pdf
École de formation politique, porte-parole des revendications de la jeunesse
dans les rangs de la gauche, « bac à sable » où l’on joue avant d’entrer dans
la cour des grands, passage obligé pour qui aspire à une grande carrière dans
le Parti ? Le Mouvement des jeunes socialistes est peut-être un peu tout cela à
la fois.
Les rapports du Parti socialiste avec son organisation de jeunesse n’ont jamais
été un long fleuve tranquille : tensions, dissolutions, reprises en main ont
été monnaie courante tout
au long du XXe siècle.
Contre vents et marées, le MJS refondé en 1971 à Epinay s’est lancé dans une
longue quête : celle de l’autonomie par rapport au PS. Elle a été obtenue en
1993. Cet ouvrage revient sur ce pan d’histoire contemporaine, et brosse aussi
une fresque de l’histoire du MJS depuis la fin des années soixante : son organisation
interne, son regard sur l’épreuve du pouvoir à partir du début des années 1980,
son insertion dans les luttes de la jeunesse, etc.
Jean-François Claudon, né en 1981, originaire de Nancy, est professeur
d’histoire, doctorant et militant socialiste en région parisienne.
Julien Guérin, né en 1981, originaire du Puy-en-Velay, est professeur
d’histoire. Militant socialiste, il a été membre du bureau national du MJS de 2003
à 2005.
Fiche de commande du livre : Téléchargement n23_claudon_et_gurin.pdf
Dès à présent, vous pouvez passer commande en écrivant à : contact@denislefebvre.fr
Lancée en 2003, cette collection a publié depuis cette date 19 ouvrages
au format de poche et 5 en grand format, dans des genres très variés :
- monographies historiques,
- essais contemporains,
- biographies,
- recueils de documents mis en perspective, etc.
Rédigé à 19:06 | Lien permanent | Commentaires (0)
Depuis quelques temps, vous pouvez retrouver le site de Denis Lefebvre à l'adresse suivante : http://www.denislefebvre.fr .
Denis Lefebvre est un journaliste et un historien français, né en 1953. Il est président du centre Guy Mollet et secrétaire général de l'"Office universitaire de recherche socialiste".
À ce titre, il a organisé de nombreux colloques, journées d'études, conférences et débats, a participé à certains d'entre eux, et publié plusieurs ouvrages sur l'histoire du socialisme français. Il dirige la collection « L'Encyclopédie du socialisme », publiée par le Centre Guy Mollet.
J'ai fait sa connaissance il y a quelques années lors d'une conférence qu'il donna à la fête de la rose de Quimperlé il y a quelques années. Depuis je me suis mis à lire ses livres et les livres de la collection l'Encyclopédie du Socialisme du Centre Guy Mollet, qui sont pour moi d'une grande richesse, qui me permette de mieux comprendre le passé socialisme et comprendre son évolution et de pouvoir définir vers quoi devrai tendre le socialisme à venir.
Rédigé à 19:47 | Lien permanent | Commentaires (0)
Un livre
Les deux France du Front populaire*
sous la direction de Gilles Morin et Gilles Richard
Au printemps 1936, surviennent en même temps une victoire électorale des gauches unies « contre la menace fasciste » et un puissant mouvement social. Aspects les plus visibles d’une radicalisation de la société dans son ensemble, ces deux évènements n’épuisent cependant pas ce moment exceptionnel en termes de mobilisation politique, de confrontation sociale et symbolique. France de gauche contre France de droite, la question des mobilisations se pose à travers le succès des rassemblements
antifascistes, mais aussi du Parti social français de La Roque, alors que des forces traditionnelles comme le parti radical se délitent. Paysannerie, classes moyennes urbaines, patronat y participent autant que le mouvement ouvrier. Tous se forgent alors leur identité pour plusieurs générations. Cette interaction, sans laquelle on ne peut rien comprendre, ces confrontations, mais aussi les compromis
trouvés alors sont l’objet de cet ouvrage.
Le Front populaire a cessé d’être un enjeu central du débat politique d’aujourd’hui et il n’est plus un modèle pour la gauche. L’intérêt des historiens s’est aussi déplacé. De nouvelles approches, s’appuyant sur des sources inédites, permettent de renouveler le regard sur cette France du Front populaire, à Paris mais aussi dans un tour de France des régions.
Les recompositions des champs politique, social, institutionnel, à l’œuvre au milieu des années trente, annoncent aussi la France de la seconde moitié du XXe siècle. Elles sont au cœur des réflexions de l’équipe d’historiens et de politistes rassemblés dans cet ouvrage.
Ce nouveau livre de la collection Des poings et des roses reprend en grande partie les interventions des chercheurs qui se sont exprimés lors du colloque « Front populaire, chocs et contre chocs » qui s’est déroulé du 4 au 6 décembre 2006 aux Archives nationales et à l’ENS, manifestation organisée avec le soutien de la fondation Jean-Jaurès.
Coll. Des poings et des roses, L’Harmattan 2008, 410 p. En vente à l'OURS, 25 euros.
*Les auteurs : Aldo Agosti, David Bensoussan, Mathias Bernard, Serge Berstein, Sylvain Boulouque, Noëlline Castagnez, Frédéric Cépède, Vincent Chambarlhac, Alain Chatriot, Arnaud Chomette, Sophie Coeuré, Olivier Dard,Emmanuel Debonno, Michel Dreyfus, Jean Garrigues, José Gotovitch, Sylvie Guillaume, Thierry Hohl, Bernard Lachaise, François Lafon, Gilles Le Beguec, Séverine Liatard, Édouard Lynch, Laure Machu, Robert Mencherini, Gilles Morin, Emmanuel Naquet, Morgan Poggioli, Antoine Prost, Gilles Richard, François Roth, Nicolas Roussellier, Nathalie Sévilla, Stéphane Sirot, Jean-Paul Thomas et Gilles Vergnon.
Rédigé à 19:48 | Lien permanent | Commentaires (0)
Depuis des années, de congrès en congrès, de campagnes électorales en campagnes électorales - souvenons-nous, c’était encore la proposition 69 de notre dernier programme présidentiel - les socialistes se prononcent contre le cumul des mandats en général et pour le mandat unique parlementaire en particulier. Et depuis des années les socialistes refusent, dans la pratique, de l’appliquer à leur fonctionnement interne, et a fortiori de le mettre en oeuvre lorsqu’ils sont au pouvoir.
L’histoire se répète. D’abord chacun, avec fermeté et conviction, se prononce contre le cumul sous les applaudissements des militants. Ensuite, les mêmes se plaisent à en énumérer les contraintes. Un handicap face à la droite, l’absence d’un véritable statut de l’élu, la nécessité pour les parlementaires de conserver un lien avec « le terrain », nombreuses sont les excuses invoquées lorsqu’il s’agit de mettre en œuvre les promesses de non cumul. Bref, le mandat unique pour les parlementaires est tout à fait souhaitable mais toujours inapplicable.
Si
nous ne pouvons qu’approuver la nécessité de mettre en place un
véritable statut de l’élu, notamment pour les mandats locaux, nous ne
pensons pas que ce dernier doive conditionner l’instauration du mandat
unique pour des parlementaires dont la situation sociale et financière
n’est pas des plus à plaindre.
De même, l’argument du lien avec
le terrain nous parait particulièrement peu pertinent, appliqué à des
élus de circonscription qui déjà, bien souvent, passent davantage de
temps dans leurs départements respectifs que sur les bancs de
l’Assemblée Nationale.
Enfin, l’argument ayant trait à l’avantage supposé que cela donnerait à
nos adversaires cumulards est, selon nous, le plus surprenant. D’abord,
il ne tient manifestement pas compte de la réalité constatée élection
après élection, une réalité qui semble de plus en plus donner tort aux
cumulards. Ensuite, cet argument pourrait parfaitement être inversé si
l’on considère que le refus du cumul est aussi, sans aucun doute, un
argument électoral parmi d’autres.
Aujourd’hui,
en 2008, sur 908 parlementaires, 455 cumulent : 269 députés et 123
sénateurs sont maires, 31 députés et 32 sénateurs sont présidents de
conseils généraux et 7 députés et 3 sénateurs sont présidents de
régions. Il faut noter à ce propos que les présidents d'agglomération
ou de communautés de communes, dont les pouvoirs sont désormais
considérables ne sont même pas considérés comme relevant du cumul.
Notre Premier Secrétaire est lui-même une véritable caricature de ce
fonctionnement puisque, 1er secrétaire et député, il détient également
un mandat de Président du Conseil général de Corrèze. Déjà
parlementaire, il s’était également présenté à la fois aux élections
municipales et cantonales avant de démissionner de la Mairie pour se
mettre en conformité avec la Loi.
Le
Mandat unique parlementaire serait sans aucun doute un extraordinaire
instrument de renouvellement des élus et de leur diversification.
Mais c’est aussi, et surtout, un combat bien plus fondamental qui
s’inscrit dans la vision que nous avons du fonctionnement de la
démocratie et de nos institutions. Nous ne pourrons en effet pas
réellement donner plus de poids et de pouvoirs au Parlement tant que
nos députés seront retenus par d’autres mandats !
La présence sur les bancs de l’hémicycle, mais plus encore le travail
en Commission, qu’elle soit permanente ou d’enquête, nécessite que
chacun se consacre pleinement au mandat qui est le sien.
Et pourtant…
Nous sommes le seul pays de l’Union Européenne où un parlementaire est
autorisé à détenir un deuxième mandat. Nous sommes même une exception
parmi les grandes démocraties de ce monde.
La première anomalie démocratique de notre pays, ce sont ces parlementaires absents du Parlement.
Nous en avons assez d’attendre ! Le Parti Socialiste doit enfin, sur ce terrain également, mettre en conformité ses actes avec ses paroles.
Puisque, congrès après congrès, nous ne parvenons pas a obtenir des résultats concrets sur cette question, nous avons choisi la voie du référendum militant pour mettre, enfin, nos responsables devant leurs… responsabilités.
Signez et faites signez l’appel au référendum militant pour le mandat unique parlementaire !
Rédigé à 13:06 | Lien permanent | Commentaires (0)
![]() | Dans L’OURS n° 379
(juin 2008), deux pages consacrées aux publications parues à l’occasion
du 60e anniversaire de «la naissance de l’Etat des juifs». Avec des articles de Claude Dupont, Michel Dreyfus et Denis Lefebvre. Dans ce numéro, nos rubriques habituelles (BD, Cinéma, la revue du mois…) avec les articles de Vincent Duclert, Jean-Louis Coy, Emile Poulat. Lire ici la critique par Alain Bergounioux du livre de Louis Gautier, Table rase. Y a-t’il encore des idées à gauche ?, Flammarion, 2008, 395 p. |
Le sommaire détaillé de ce numéro sur le site de l'ours (www.lours.org)
Rédigé à 12:53 | Lien permanent | Commentaires (0)
Communiqué du PS Finistère :
A l’issue de la réunion du 14 mai, les parlementaires finistériens qui ont rencontré Roselyne Bachelot hésitaient entre l’espoir et l’inquiétude. Ils sont maintenant fixés : cette rencontre n’était qu’un leurre.La ministre n’a pas attendu plus d’une semaine, pour annoncer la suppression des allogreffes de Brest. C’est inacceptable. Comment peut-elle mettre en avant la qualité des soins alors que l’audit demandé par les parlementaires finistériens n’a même pas été réalisé ?
La fédération du Finistère du Parti Socialiste appelle solennellement la Ministre de la santé à reconsidérer sa décision et à commander un audit impartial permettant de mettre en évidence la qualité des soins à Brest. Elle le doit aux patients, à leur famille, au personnel médical et aux bénévoles qui depuis des années ne ménagent ni leur temps, ni leurs efforts pour faire de Brest une référence européenne.
Quimper le 19 mai 2008
Rédigé à 08:01 | Lien permanent | Commentaires (0)
| Ne pas manquer ce mois-ci le mensuel de L'OURS. L’OURS n°378 MAI 2008 p. 2 : CINEMA Beauté, lenteur, violence, par JEAN-LOUIS COY (a/s de Opéra Jawa de Garin Nugroho, Indonésie, 2006 (présenté à Cannes en 2007 : Un certain regard) CRITIQUES DE LIVRES p. 2 : BD / CULTURE L’actu des bulles : Suites de suites, par VINCENT DUCLERT (a/s de Yves Sente, André Juillard, Blake et Mortimer. Le sanctuaire de Gondwana, Bruxelles, Editions Blake et Mortimer, 54 p., 9,80 € ; Rémy Le Gall & Frisco, Immunité présidentielle, Casterman, coll. « Ligne rouge », 54 p., 9,80 € ; Vittorio Giardino, Max Fridman, V, Sin ilusion, Glénat, 64 p., 13 €) La revue habite au XXI, par FLORENT LE BOT (a/s de XXI, n° 1 hiver 2008, 194 p ; n° 2 printemps 2008, 210 p, 15 € le numéro.) p. 3 : POLITIQUE / SOCIETE Les crispations d’une campagne, par REMI LEFEBVRE (a/s deVincent Tiberj, La crispation hexagonale, Plon Fondation Jean-Jaurès, 2008, 129 p, 10 €) Moore le propagandiste, par JEAN-MICHEL REYNAUD (a/s de Guy Millière, Michael Moore, au-delà du miroir, Éditions du Rocher, 2008, 298 p., 18,50 €) Militer avec le sourire, par FRANCOIS LAVERGNE (a/s de Laurent Jeanneau et Sebastien Lernoult, Les nouveaux militants, Les Petits Matins, 2008, 252 p, 17 €) p. 4-5 : 1968-2008 : RELECTURES DE MAI 68 Mai 68 et ses leçons, par ROBERT CHAPUIS (a/s deMai-Juin 68, Dominique Damamme Boris Godille, Frédérique Matonti, Bernard Pudal (dir.), Éditions de l’Atelier, 2008 445 p, 27 €) | |
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| Élus et partis : hors-jeu ?, par FRANÇOIS LAVERGNE (a/s de « Mai 68 en débats », Parlement[s], Revue d’histoire politique, Comité d’histoire parlementaire et politique, CHPP/Éditions Pepper/L’Harmattan , n° 9, 194p, 18,50 €) | |
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| Mai 68 dans la longue durée, par ALAIN BERGOUNIOUX (a/s de Philippe Artières et Michelle Zancarini (dir.), 68. Une histoire collective (1962-1981), La Découverte, 2008, 848 p, 28 €) | |
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| Mai 68, les mots d’une révolution, par NOELLINE CASTAGNEZ (a/s de Maurice Tournier, Les mots de mai 68, Toulouse Presses universitaires du Mirail 2007 127 p., 10 €) | |
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| Sur les murs de mai, par ERIC LAFON (a/s de Jean-Philippe Legois, Les Slogans de 68, Éditions First, 2008, 160 p, 2,90 €) | |
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| Réinvestir l’événement, par REMI LEFEBVRE (a/s de Boris Gobille, Mai 68, La Découverte, Repères, 2008, 127 p, 8,5 €) | |
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| p. 6 : MEMOIRES /TEMOIGNAGES Maurice Grimaud, l’intégral, par GILLES VERGNON (a/s de Maurice Grimaud, e ne suis pas né en mai 68, Souvenirs et carnets 1934-1972, Tallandier, 2007, 440 p, 25 €) Avec Cotta pour témoin, par DENIS LEFEBVRE (a/s de Michèle Cotta, Cahiers secrets de la Ve République, Fayard, 2007, 879 p, 26 €) Les voies de Jacques Fournier, par ALAIN BERGOUNIOUX (a/s de Jacques Fournier, Itinéraire d’un fonctionnaire engagé, Dalloz, 2008, 549 p, 29 €) p. 7 : HISTOIRE La belle époque des caricaturistes, par ERIC NADAUD (a/s de Michel Dixmier, Annie Duprat, Bruno Guignard, Bertrand Tillier, Quand le crayon attaque . Images satiriques et opinion publique en France 1814-1918, Editions Autrement, 2007, 176 p, 25 €) Spartakiades contre Olympiades, par MICHEL DREYFUS (a/s de Daphné Bolz, Les arènes totalitaires, Fascisme, nazisme et propagande sportive, CNRS Éditions, 2008, 340 p, 25 €) Ritals de tous les pays, par PASCAL GIRARD (a/s de Les Petites Italies dans le monde, Marie-Claude Blanc-Chaléard, Antonio Bechelloni, Bénédicte Deschamps, Michel Dreyfus, Eric Vial (dir.), Rennes, Presses universitaire de Rennes 2007, 442 p, 22 €) p. 8 : BIOGRAPHIE Varenne, un socialiste de droite, par FREDERIC CEPEDE (a/s de Jean-Pierre Caillard, Alexandre Varenne. Une passion républicaine, Le cherche midi, 2007, 270 p, 18,50 €) EXPOSITION Marcel et Georgette, un homme et une femme, par ERIC LAFON (a/s de Entre Jaurès et Matisse. Marcel Sembat & Georgette Agutte à la croisée des avant-gardes, du 2 avril au 13 juillet 2008 l’Hôtel de Soubise, Salle des Gardes, musée de l’histoire de France, 60 rue des Francs-bourgeois 75003 Paris. Tél. 01 40 27 62 56.) | |
![]() | |
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Rédigé à 19:39 | Lien permanent | Commentaires (0)
Le Parti socialiste a mis en chantier une nouvelle déclaration de principes, dont la version définitive sera adoptée en juin prochain.
En 2004, l'Encyclopédie du socialisme a publié une plaquette présentant les quatre déclarations de principes adoptées par le Parti socialiste depuis 1905. Alain Bergounioux, historien du socialisme et président de l’OURS, avait présenté ces textes, les resituant dans le contexte général qui les a portés. Cette plaquette (vendue trois euros, port compris) doit permettre aux militants socialistes de nourrir leurs réflexions, dans le débat qu’ils vont mener jusqu’en juin.
Extraits de la présentation d’Alain Bergounioux :
« Quatre déclarations de principes en un siècle, c’est à la
fois beaucoup et peu. Beaucoup, car les principes ne devraient-ils pas
demeurer intangibles ? Peu, car le Parti socialiste a connu des
périodes et des épreuves fort différentes et a dû (et doit) faire face
à des évolutions et à des mutations qui ont transformé complètement les
données politiques, économiques, sociales qui l’ont vu naître. Cette
réalité tient, en partie, au caractère finalement mal défini de cette
notion de « principes ». Il ne s’agit pas seulement de valeurs – qui,
elles ne changent pas, l’égalité, la liberté, la paix, etc. - ni des
moyens d’une politique, qui eux changent nécessairement avec les enjeux
et les rapports de force. Les principes, c’est un peu un « entre-deux
», les normes en quelque sorte que se fixent à eux-mêmes les
socialistes, influencés par les exigences de la lutte politique telles
qu’elles sont comprises à un moment où les « Déclarations de principes
» sont élaborées et débattues. Cela explique que les quatre textes
adoptés au cours du XXe siècle aient été marqués fortement par le
contexte qui les a portés.
(…) Ainsi, les circonstances ont, à
chaque fois, fortement influencé ces déclarations de principes. Elles
ont toutes été rédigées pour répondre à une question politique précise.
Ce poids du présent explique naturellement la caducité de certains
thèmes trop liés à des problématiques datées. Mais la lecture comparée
de ces textes permet malgré tout de bien mettre aux jours les éléments
de continuité et la logique des évolutions. Des déclarations de
principes qui s’en tiendraient à l’expression des valeurs auraient plus
de permanence – ce qui est le cas dans d’autres partis européens. Mais,
le problème clef pour un parti, qui a l’ambition de « déranger le monde
», doit être de penser (ou de repenser) les moyens de mettre en oeuvre
les valeurs fondatrices. De ce point de vue, l’histoire de ces
déclarations de principes nourrit utilement la réflexion. »
Rédigé à 12:16 | Lien permanent | Commentaires (0)
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