Pierre Maille et ses vice-présidents le 20 mars 2008
Pierre Maille réélu président du Conseil général
L’élection du président s’est déroulée sous
la présidence du doyen d’âge (Louis Coz, Conseiller général de Plabennec, 75
ans), le plus jeune faisant fonction de secrétaire (Michaël Quernez, Conseiller
général de Quimperlé, 37 ans).
Sur 54 bulletins exprimés, Pierre Maille a
été élu par 39 voix (15 bulletins blancs).
La majorité socialiste du Conseil général du
Finistère progresse de 5 sièges. Elle compte désormais 40 Conseillers généraux
du groupe « Finistère à gauche, Finistère pour tous » (3 DVG et 37 PS).
L’opposition compte 13 membres du groupe « Alliance pour le Finistère » (1
MODEM et 12 UMP), et 1 DVD. L’Assemblée départementale compte 16 femmes, dont
la 1ère vice-présidente.
1. La Commission Permanente
Chacun des 54 conseillers généraux en devient
membre.
2. L’exécutif
L’exécutif départemental comprend 12
vice-présidents (ce qui était déjà le cas dans la précédente mandature) :
5 vice-présidents sont présidents de
commissions :
- Gilbert Monfort, président de la
commission « solidarités » ;
- Joëlle Huon, présidente de la
commission « enfance et jeunesse » ;
- Michaël Quernez, président de la
commission « insertion et économie » ;
- Chantal Simon-Guillou, 1ère
vice-présidente et présidente de la commission « territoires et
environnement » ;
- Roger Mellouët, président de la
commission « finances et évaluation ».
4 vice-présidents auront une délégation
territoriale sur un des 4 Pays du Finistère (Brest,Morlaix, Centre-Ouest bretagne et
Quimper-Cornouaille) :
- Maryvonne Blondin, Pays de Cornouaille
;
- Richard Ferrand, Pays du Centre-Ouest
Bretagne ;
- Jean-Luc Fichet, Pays de Morlaix ;
- Pascale Mahé, Pays de Brest.
les 3 parlementaires sont également
vice-présidents :
- Patricia Adam, députée ;
- Annick Le Loch, députée ;
- François Marc, sénateur.
3. Les Commissions
De 6, elles passent à 5. Frappées du sceau de
l’Agenda 21 du Conseil général du Finistère, elles sont plus transversales et
donnent la priorité au secteur social, que l’on retrouve dans chacune d’entre
elles :
commission des solidarités (exclusion, dépendances, solidarité
internationale, culture, sport, vie associative, langue bretonne) ;
commission enfance et jeunesse (petite enfance, enfance en danger,
collèges…) commission insertion et économie (agriculture, pêche, enseignement
supérieur, recherche, ligne à grande vitesse, ports, aéroports, tourisme,
nautisme) ;
commission territoires et environnement (politiques contractuelles, déplacements,
haut débit, énergie, eau, déchets…) ;
commission finances et évaluation (évaluation politique publique, études
prospectives, budget, finances, ressources humaines).
Il y a donc désormais deux entrées possibles
pour valoriser et porter les politiques du Conseil général du Finistère :
- une, thématique (par commission) ;
- une autre, géographique ou territoriale
(par Pays).
Le croisement des deux assurera plus de
transversalité à l’action départementale et améliorera encore la qualité du
service rendu aux Finistériens.
A suivre, le discours de Pierre Maille ...
Séance d’installation
20 mars 2008
Mes chers collègues,
Vous venez de me confier à nouveau la présidence de notre
assemblée jusqu’au prochain renouvellement. Je vous remercie de votre
confiance et continuerai avec fierté, plaisir et passion à animer et à
diriger nos travaux au service des Finistériens.
Nous nous retrouvons après un épisode électoral qui a renouvelé
près d’un quart de notre assemblée : 13 nouveaux conseillers généraux
arrivent. La parité ne progresse guère puisque nous comptons une élue
supplémentaire seulement, portant à 16 le nombre de conseillères
générales (30% de l’effectif).
Je salue les nouveaux élus et leur souhaite la bienvenue au sein
de notre Assemblée. Je les félicite pour leur élection, comme je félicite
ceux qui ont été réélus.
Plusieurs d’entre nous ont été ou vont être élus ou réélus maire de
leur commune.
Je salue particulièrement Jacqueline Donval à Audierne, Claude
Guiavarch à Lannilis, Agnès Le Brun à Morlaix, Philippe Paul à
Douarnenez, Gérard Daniellou à Cléder ainsi que Chantal Simon-Guillou
à Plouzané, Armelle Huruguen et Georges Kergonna qui feront partie de
l’exécutif de Quimper.
Je suis convaincu que vous mettrez tous passion et engagement
dans votre nouveau mandat.
Je salue le public exceptionnellement nombreux. Nous avons invité
pour cette séance d’installation les remplaçants des conseillers qui
viennent d’être élus.
Je salue également Bernard Poignant et je le félicite. Il a traversé
amicalement l’Odet, pour venir, avec Jean-Jacques Urvoas député, nous
marquer sa sympathie.
_______________
Mes chers collègues, de candidat vous êtes devenu conseiller
général. Quel que soit le groupe auquel vous appartenez, vous êtes des
élus pour tout le Finistère, à égalité de droits et de devoirs, ayant droit
tous à la même considération et à la même information, à la même
participation à nos travaux. Notre majorité s’élargit. Que la minorité ne
s’inquiète pas. Nous serons attentifs à respecter chaque élu et les
moyens, bureaux et assistants, seront adaptés à l’importance de chaque
groupe de notre assemblée.
Lors de notre dernière séance, j’avais souhaité que la campagne
électorale permette de rappeler le rôle du Conseil général et soit
l’occasion d’un débat d’idées.
Je m’y suis efforcé, comme nombre de candidats j’imagine, à
l’occasion des rencontres auxquelles j’ai participé.
Notre majorité départementale progresse de 5 sièges . J’en prends
acte avec satisfaction. La campagne clairement départementale menée
par tous les candidats de notre groupe, l’affichage sans ambiguïté de
leur sensibilité politique ont reçu un accueil chaleureux des Finistériens.
Le Conseil général a beaucoup évolué ces dix dernières années. La
décentralisation lui a confié des compétences spécifiques, RMI et
insertion, APA et lutte contre la dépendance, Maison du handicap et
projet de vie des personnes handicapées, collèges, routes nationales, …
Elles sont venues s’ajouter à une compétence générale d’action sur le
territoire départemental.
Nous avons surtout fait le choix de cesser d’être un guichet qui distribue
des subventions. Le Conseil général n’est pas à la remorque des autres
collectivités. Il est une collectivité qui mène ses propres politiques et qui
veut corriger les inégalités entre territoires, inciter au développement
durable, renforcer l’intercommunalité. Qui réalise des diagnostics de
territoire, pour y mener en partenariat les politiques les mieux adaptés.
Qui introduit un coefficient de solidarité pour moduler les subventions en
fonction de la situation de chacun. Qui propose aux intercommunalités
des contrats pluriannuels lorsque nos objectifs sont convergents.
Toutes ces évolutions, que certains ici dénonçaient comme une
insupportable tutelle, ont manifestement été comprises et approuvées.
Nous poursuivrons et amplifierons ce mouvement.
Par ailleurs, quand le pouvoir d’achat, malgré les promesses faites il y a
quelques mois, est grignoté par l’augmentation du coût de l’énergie, du
logement ou de l’alimentation, par l’introduction de franchises sur les
soins, quand la précarité s’aggrave même si, paradoxalement les
indicateurs de l’emploi s’améliorent, nos concitoyens en nous faisant
confiance ont sûrement voulu aussi envoyer un message au
gouvernement et lui dire leur insatisfaction. J’espère que la réponse du
gouvernement ne sera pas simplement la nomination de quelques
secrétaires d’Etat supplémentaires et le passage de Jean-Marie Bockel
chez les Anciens Combattants, symbole de l’ouverture ratée!
Pour le mandat qui commence, je vous propose quelques évolutions
dans notre fonctionnement.
1 – La commission permanente
Je propose que chaque conseiller général en soit membre.
Elle se réunit le premier lundi de chaque mois, permet de valider un
ensemble de décisions dont les critères ont été décidés en séance
plénière. A l’occasion de la réunion mensuelle, elle permettra d’échanger
sur l’état d’avancement d’un dossier, d’évoquer des questions
d’actualité, de répondre à des questions de conseillers généraux…
2 – Les commissions
Je propose d’en créer 5.
Les commissions sont les lieux de préparation des décisions. Je
demanderai à chaque président, si possible, de réunir sa commission 2
fois par mois, de préférence le lundi.
Je souhaite que les membres des commissions puissent examiner en
amont les dossiers avant qu’ils n’arrivent sous la forme de délibération
déjà prête et pratiquement définitive.
Sous réserve de quelques ajustements, les commissions traiteront des
sujets suivants :
1- Commission des solidarités
2- Enfance – jeunesse
3- Insertion et économie
4- Territoires et environnement
5- Finance et évaluation
Cette nouvelle organisation permettra, je l’espère, de renforcer la
transversalité de nos réflexions et marque fortement la priorité que nous
donnons aux politiques de solidarité.
Il appartiendra à chaque conseiller de dire dans quelle commission il
souhaite travailler.
3 – les vice-présidents
Je propose de conserver le nombre de 12 vice-présidents comme
précédemment.
Cinq d’entre eux présideront une des commissions.
Quatre autres auront une délégation territoriale sur un des 4 pays du
Finistère (Brest, Morlaix, Quimper- Cornouaille, Centre Ouest Bretagne)
Enfin, j’ai demandé aux trois parlementaires du groupe de la
majorité départementale de rester membre de l’exécutif et donc viceprésidents
de notre assemblée, avec une délégation en lien avec leur
activité parlementaire et les intérêts du Finistère.
J’indiquerai prochainement les délégations attribuées à chaque
vice-président, ainsi que celles attribuées à un certain de nombre de
conseillers.
Remettons nous maintenant au travail. Quelques grands chantiers
nous attendent. D’abord évaluer et réparer les dégâts causés par la
tempête exceptionnelle de la semaine dernière. Les ports du sud
Finistère et les îles ont été fortement touchés.
La crise de la pêche continue, divise les professionnels.
L’impatience gagne les ports devant la lenteur de la mise en place
effective des mesures du plan Barnier.
Nous poursuivons nos travaux dans les ports bigoudens, pour
améliorer leur sécurité et leur attractivité. Nous partageons avec la CCI
de Quimper Cornouaille la volonté de tendre vers une concession
unique. Mais sans une plus grande solidarité et cohérence entre les
différents acteurs de la filière, les perspectives resteront sombres pour
cette activité économique importante.
Je souhaite que nous avancions sur une série de thèmes :
desserte en haut débit, poursuite du travail mené sur l’énergie et le
changement climatique, partenariat avec le Conseil régional et l’Etat
pour la ligne à grande vitesse et la modernisation de la ligne Brest-
Quimper, préparation des contrats de territoire avec les
intercommunalités, évolution de nos politiques en conformité avec notre
Agenda 21, mise en place d’indicateurs et de méthodes d’évaluation,
anticipation des besoins liés à l’allongement de la durée de la vie,
accessibilité des transports et des bâtiments publics, réforme des
tutelles, amélioration de nos pratiques de démocratie participative, …la
liste n’est pas exhaustive.
Je vous remercie de votre attention et vous souhaite un bon
mandat.
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